Nouvel élan pour nos produits équitables & bio de France

Publié le 10 février 2014 - Dernière mise à jour le 20 janvier 2017


Inspiré de notre pratique du commerce équitable dans les pays du Sud, nous lancions en 2011 Paysans d’ici pour soutenir l’agriculture paysanne en France.

Trois ans plus tard, un vent de changement souffle sur cette initiative, certes modeste, avec une nouvelle identité graphique et de nouveaux produits.

Nous vous livrons également les résultats d’une évaluation sur les engagements pris avec la charte Paysans d’ici et l’impact de cette Charte dans le débat public.

 

Oh les jolis produits !

Au revoir les paysages en noir et blanc... Avec la nouvelle charte, les emballages Paysans d'ici prennent de la couleur et de l'appétence.

Ils révèlent sans fard les saveurs des terroirs des producteurs partenaires : les groseilles du Monts du Lyonnais, les abricots du Roussillon, les lentilles du Lauragais, les châtaignes de l'Aveyron, le tournesol du Gers, les infusions des Pays de Savoie, le piment d'Espelette...

Et nouveauté : des pommes rustiques et une variété ancienne de raisin du Lot et Garonne avec deux pur jus d'une bien rare authenticité en terme de goût.

Petite sélection... Voir toute la gamme Paysans d'ici

  

  

 

La Charte Paysans d’ici encadre notre pratique commerce équitable Nord-Nord avec 26 principes articulés autour de 5 grands volets :

1. Les producteurs pratiquent une agriculture paysanne, biologique avec un mode de production durable, peu intensive et reposant sur des pratiques agroécologiques
2. Les organisations de producteurs sont transparentes, indépendantes et partagent des valeurs coopératives ; elles ont un projet de développement collectif
3. Les produits : sont des produits de terroir ou locaux, naturels et authentiques, transformés soit par les producteurs eux-mêmes soit par un sous-traitant pour le compte de l’organisation partenaire
4. Les conditions commerciales doivent assurer un partenariat équitable et transparent impliquant des prix sur mesure et un engagement sur la durée
5. Un projet de développement local est défini par Ethiquable et l’organisation de producteurs, il a pour but d’enclencher une dynamique de développement local
Lire la Charte Paysans d’ici

 

Evaluation de nos engagements 

Guillaume Bizet de l’Ecole d’ingénieurs de Purpan, rattachée à Institut national polytechnique de Toulouse, a une formation d’agronome. Il a réalisé un diagnostic sur les 26 principes de la charte Paysans d’ici. 

Autrement dit, sa mission était de vérifier si nous avons réellement appliqué la Charte Paysans d’ici et si les projets développés avec les producteurs ont du sens, eu égard à l'esprit du commerce équitable.

Pendant 6 mois, il s’est entretenu avec des experts des filières concernées et a parcouru la France pour réaliser des enquêtes de terrain auprès des producteurs. Nous vous livrons les principaux résultats de ce diagnostique.

Le contact entre ETHIQUABLE et les producteurs est direct et la question du prix est abordée avec les principaux intéressés. Il permet de garantir un prix supérieur au prix moyen pratiqué.
 


La taille limitée du groupe de producteurs permet de bien connaître et de mieux comprendre leurs pratiques agricoles : tous les agriculteurs rencontrés ont des pratiques qui contribuent à la préservation de l’environnement naturel des exploitations.
 


 

La traçabilité est maximale et l’étendue de la zone de production est limitée.
 


Concernant la transformation, soit elle est réalisée par les producteurs eux-mêmes sur leur exploitation (piments d’Espelette, crème de châtaigne, infusion), soit elle est assurée un atelier de transformation appartenant à la coopérative (par exemple, embouteillage des jus). Cette valeur ajoutée bénéficie exclusivement aux producteurs et/ou à la coopérative de producteurs.
 


 

En terme de volume :

  • Soit le projet est très représentatif des ventes des agriculteurs concernés et ils trouvent un débouché stable et rémunérateur (avec un différentiel de prix non négligeable par rapport à un prix d'achat classique). Ce débouché sécurise la commercialisation de leur production.

  • Quand le projet pèse relativement peu dans les ventes, l'impact prix équitable, bien que supérieur au prix d'achat classique, est "dilué". Il reste que le projet est un bon outil pour dynamiser l'esprit coopératif au sein des groupements et/ou pour soutenir la transformation par les coopératives elles-mêmes.
     

 

Quelle portée dans le débat national ?

En 2011, notre objectif n’était pas seulement de créer une charte qui encadre notre pratique commerciale mais bien de constituer un repère permettant de partager notre vision et nos méthodes de travail avec la société civile, le monde agricole et les institutions publiques. Qu'en est-il ?
 

Au sein de la profession

La PFCE (Plate-Forme pour le Commerce Équitable) a initié un groupe de travail sur la question d’un commerce équitable Nord-Nord et ses principes fondamentaux à appliquer avec des organisations du monde agricole et des associations de consommateurs. 

Le réseau InPACT, une plateforme associative regroupant, entre autres, la FADEAR (Fédération Associative pour le Développement de l'Emploi Agricole et Rural), la FNAB (Fédération Nationale d'Agriculture Biologique) et la FNCIVAM (Fédération Nationale de Centres d'Initiatives pour Valoriser l'Agriculture et le Milieu rural), participe à cette réflexion. 

  

En mai prochain, La PFCE (Plate-Forme pour le Commerce Équitable) rendra publique les résultats du groupe de travail.
 

A l’Assemblée nationale : l’amendement 258

Cet amendement a été introduit à la dernière minute, en novembre dernier, dans le projet de loi relatif aux entreprises de l'économie sociale et solidaire. Formulé par le sénateur maire de Fleurance (32), Raymond Vall, il définit non seulement le commerce équitable, mais reconnaît aussi pour la première fois l'existence de sa composante Nord-Nord.

Amendement n°258
Le commerce équitable a pour objet d'assurer le progrès économique et social de producteurs et de travailleurs en situation de désavantage économique établis notamment dans des pays en développement, au moyen de relations commerciales qui satisfont les conditions suivantes :
Une durée minimale fixée par décret
La garantie d'une répartition équitable de la valeur ajoutée à l'ensemble des acteurs de la filière
Un encadrement des variations du prix permettant une répercussion équitable des fluctuations des coûts de production
Ce commerce peut être associé à des actions d'accompagnement en faveur de la création et du maintien de l'activité et de l'emploi dans les territoires des producteurs et des travailleurs.
Lire l'article Sénat : les coulisses de la loi sur le commerce équitable Nord-Nord

 

 

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